Jusqu'où pouvez-vous confier votre travail à Claude ?
La plupart des utilisateurs restent sur la première marche : une question, une réponse. L'outil en compte quatre autres, qui changent ce qu'on peut lui confier.
Cette page les monte une à une, avec des exemples tirés du quotidien des fonctions support, puis vous aide à situer votre propre pratique.
Claude n'est pas un moteur de recherche amélioré. C'est un assistant dont l'utilité dépend de trois choses : ce que vous lui dites, ce que vous lui donnez à lire, et ce que vous l'autorisez à faire. Chaque niveau de cette formation ajoute l'une de ces dimensions.
Les niveaux sont cumulatifs. On ne délègue pas une veille programmée (niveau 5) si l'on ne sait pas encore formuler une consigne claire (niveau 1). L'objectif n'est pas d'atteindre le dernier palier pour tout, mais de choisir le bon niveau pour chaque tâche.
Le fil rouge reste le même du premier au dernier niveau : la charte IA du cabinet fixe ce que l'on peut confier à l'outil, et la relecture humaine reste obligatoire.
Voici Léa, assistante au pôle RH
Léa est un personnage fictif. Dix tâches reviennent chaque semaine dans son agenda : des mails, des fiches, des tableaux, une veille. Aucune n'est spectaculaire, toutes demandent de la rigueur.
Suivons ce qui change à chaque niveau.
Converser : un premier jet en trente secondes
Pour les réponses aux candidats, la fiche de poste et le résumé d'entretien, Léa décrit ce qu'elle veut et Claude propose une première version. Elle corrige, précise, recommence.
Le travail ne disparaît pas : il commence plus loin.
Contextualiser : ne plus tout réexpliquer
Léa crée un projet « Pôle RH » avec les procédures internes et des consignes permanentes. Retrouver la règle sur le télétravail devient une simple question, avec la page citée.
Connecter : aller chercher l'information
Avec les connecteurs, Claude lit ses mails et ses dossiers partagés pour préparer le point mensuel. Pour les obligations d'un nouvel accord, la recherche sur le web cite ses sources, que Léa vérifie.
Produire : recevoir un document fini
Le livret d'accueil sort en document mis en page, le suivi des recrutements en tableur avec ses formules. Une skill applique automatiquement l'identité visuelle du cabinet.
Déléguer : une tâche qui avance sans elle
Chaque lundi matin, une veille en droit social arrive toute faite grâce à une tâche planifiée. Pour les entretiens annuels, Claude prépare les relances ; Léa valide avant tout envoi.
Dix tâches touchées, aucune supprimée
Toutes les tâches de Léa ont changé de forme. Aucune n'a disparu : elle garde la décision, la relecture et la relation avec les personnes.
C'est le bon critère pour juger un usage de l'IA : ce qu'il libère, pas ce qu'il remplace.
Le récit de Léa montre une progression, mais chaque niveau a ses propres réflexes. Les sections suivantes les détaillent : les fonctions à connaître, une consigne type, et un exercice à faire pendant la séance.
Où en est votre pratique ?
Cinq questions, une par niveau. Les curseurs sont préréglés sur un exemple : déplacez-les pour décrire votre usage réel.
Voici la marche sur laquelle vous vous tenez.
Réponses d'exemple, à remplacer par les vôtres.
Plus on délègue, plus le contrôle compte
Chaque marche augmente ce que Claude peut faire seul. Elle augmente d'autant la responsabilité de celui qui fixe le cadre et vérifie le résultat.
Ce que vous confiez à Claude
- Les premiers jets
- Mails, fiches, résumés, plans de présentation.
- La recherche
- Retrouver une information dans vos documents, vos échanges ou sur le web, avec la source.
- La production
- Documents, tableurs et présentations aux couleurs du cabinet.
- La répétition
- Les veilles et rapports qui reviennent chaque semaine.
Ce que vous gardez
- Le choix des données
- Ce qui peut être transmis à l'outil se décide selon la charte IA, avant la consigne.
- La vérification
- Chaque chiffre, chaque source, chaque nom est relu avant usage.
- Les actions irréversibles
- Un envoi, une suppression, une publication se valident à la main.
- La relation
- Les échanges sensibles avec une personne restent les vôtres.
Chaque niveau a son risque principal
Ce tableau résume ce qu'il faut rappeler en séance, niveau par niveau. Il complète la charte IA du cabinet, il ne la remplace pas.
| Niveau | Risque principal | Réflexe à adopter |
|---|---|---|
| 1. Converser | Une réponse fausse, formulée avec assurance. | Vérifier les faits, les dates et les noms. Demander à Claude de signaler ce dont il n'est pas sûr. |
| 2. Contextualiser | Des documents confidentiels déposés sans réfléchir, ou un projet partagé trop largement. | Appliquer la charte avant tout dépôt. Vérifier qui voit le projet. |
| 3. Connecter | Un accès plus large que nécessaire à la messagerie ou aux dossiers. | N'activer que les connecteurs utiles. Contrôler les sources citées. |
| 4. Produire | Un document soigné qui donne une fausse impression de fiabilité. | Relire le fond comme pour un document fait à la main. |
| 5. Déléguer | Une tâche qui tourne seule et dérive sans que personne ne la regarde. | Garder la validation des envois. Relire régulièrement les résultats des tâches planifiées. |
La meilleure marche est celle qui sert la tâche.
Monter les niveaux n'est pas une fin en soi. Un mail délicat se travaille très bien au niveau 1 ; une veille hebdomadaire gagne à passer au niveau 5. La compétence attendue, c'est de savoir choisir.
Pour la suite de la séance, chacun repart avec un exercice : celui de sa prochaine marche, donné par le questionnaire.