L'IA augmente le volume de dossiers, mais pas forcément le chiffre d'affaires des cabinets
Le coût de production d'un dossier baisse partout. Les clients consomment davantage de droit, mais pas toujours assez pour compenser la baisse des prix. Le levier décisif est propre au droit : la part du chiffre d'affaires facturée au temps passé.
| Indicateur | Modeste | Substantiel | Extrême |
|---|---|---|---|
| Volume de dossiers traités | +1,9 % | +5,9 % | +13,1 % |
| Prix moyen d'un dossier | −2,7 % | −10,8 % | −33,6 % |
| Chiffre d'affaires du marché | −0,8 % | −5,6 % | −24,9 % |
Dans le scénario substantiel, le volume de dossiers progresse de +5,9 % mais le prix moyen recule de 10,8 % : le chiffre d'affaires du marché évolue de −5,6 %. Dans le scénario extrême, +13,1 % de dossiers ne compensent pas une baisse de prix de 33,6 %.
Le piège du taux horaire
Dans un métier facturé au temps passé, un dossier traité deux fois plus vite peut coûter deux fois moins cher au client. Le gain du client est alors une perte de chiffre d'affaires pour le cabinet, à moins que les clients ne consomment davantage de droit.
Au taux horaire, chaque heure économisée est une heure non facturée. Au forfait ou à la valeur, le cabinet conserve le gain, jusqu'à ce que la concurrence le force à baisser ses prix.
Les clients consommeront-ils plus de droit ?
C'est l'élasticité de la demande de droit : des contrats mieux relus, des litiges moins abandonnés, des PME mieux conseillées. Le modèle d'Anthropic, conçu pour l'économie entière, ne voit pas ce mécanisme. Nous l'avons ajouté.
Mais la croissance du marché n'est pas la seule question. Combien de ces gains reviennent aux avocats qui produisent le travail ? Combien d'entre eux doivent changer de poste ?